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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:56

Modification du programme des Rencontres Philosophiques d'Uriage

 

Suite à un empêchement, Eva ILLOUZ qui devait assurer la conférence dimanche matin de 9h30 à 10h30 aux Rencontres Philosophiques d'Uriage, ne pourra malheureusement pas être parmi nous...

Elle sera remplacée par Dany-Robert DUFOUR, qui interviendra sur le thème suivant : 

 

"Plaisirs, désirs et aliénations - présentation d'un épisode fondateur

datant de 1929"

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 08:01

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons… le plaisir de vous proposer quelques liens (blogs, podcasts, interview radio, etc.) concernant les auteurs en lice pour le prix du jury des Rencontres Philosophiques d’Uriage

 

Philippe BRENOT - Qu'est-ce que la sexologie ? Payot, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2012

http://sexologie.blog.lemonde.fr/author/sexologie/

http://www.youtube.com/watch?v=siK-fIK_pJ0

http://www.courleuxsansfrontieres.com/Philippe-Brenot-psychiatre-anthropologue-Nouvel-eloge-de-la-masturbation-Editions-L-Esprit-du-Temps-Directeur-des_a743.html

 

Giulia SISSA - Sexe et sensualité : La culture érotique des Anciens, Odile Jacob, 2011

http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-giulia-sissa

http://www.franceculture.fr/emission-le-journal-de-la-philosophie-sexe-et-sensualite-la-culture-erotique-des-anciens-2012-01-05

http://www.alterites.ca/vol7no1/pdf/71_TurcotDiFruscia_Sissa_2010.pdf

 

Eva ILLOUZ - Pourquoi l’amour fait mal. L’expérience amoureuse dans la modernité, Edition du Seuil, 2012

http://www.franceculture.fr/emission-hors-champs-eva-illouz-2012-11-12

http://www.la-croix.com/Culture/Actualite/Eva-Illouz-La-souffrance-amoureuse-a-des-causes-sociales-_EP_-2012-11-29-881553

http://blogs.mediapart.fr/edition/bookclub/article/301012/le-monde-en-mal-damour

 

Bernard ANDRIEU - Les Avatars du corps. Hybridités et Somatechnies, Montréal, éd. Liber, 2011

http://www.franceinter.fr/emission-les-savanturiers-saison-2011-2012-bernard-andrieu-philosophe-du-corps

http://www.lemonde.fr/vous/article/2004/03/19/bernard-andrieu-philosophe-le-corps-devient-une-construction-sociale_357468_3238.html

http://www.huffingtonpost.fr/bernard-andrieu/

 

Dany-Robert DUFOUR - Il était une fois le dernier homme, Denoël, 2012

http://www.franceinfo.fr/sciences-sante/info-sciences/un-philosophe-s-interroge-sur-l-avenir-de-l-espece-humaine-795201-2012-11-09

http://www.marianne.net/La-grande-peur-du-transhumanisme_a224628.html

http://blogs.mediapart.fr/blog/pascale-fourier/120312/dany-robert-dufour-les-soubassements-ideologiques-du-liberalisme-1s

 

Olivia GAZALE - Je t’aime à la philo, Robert Laffont, 2012

http://www.rtl.fr/emission/on-est-fait-pour-sentendre/billet/jeudi-14-fevrier-pourquoi-est-ce-bon-d-etre-amoureux-avec-olivia-gazale-philosophe-7758055680

http://www.dailymotion.com/video/xcbuvq_erotisme-1-2_webcam

http://www.philomag.com/olivia-gazale

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 09:29

Nous avons...le plaisir de vous dévoiler le visuel de la 4ème édition des Rencontres Philosophiques d'Uriage - à bientôt !

 

 

 

 

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Société alpine de philosophie
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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 07:56

La saison est maintenant achevée, et nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles expériences philosophiques...

En attendant le programme de la saison, merci de noter le rendez-vous des Rencontres Philosophiques d'Uriage en octobre, dont voici en avant-première le contenu

 

Rencontres philosophiques d’Uriage 2013

Vendredi 11, samedi 12, dimanche 13 octobre 2013

 

 

Le plaisir

 

« Sans plaisir point de vie, le combat pour le plaisir est le combat pour la vie »,

Nietzsche, Humain trop humain

 

 

 

La vocation des Rencontres Philosophiques d'Uriage est de rassembler des auteurs contemporains, philosophes ou experts d'autres savoirs ouverts au questionnement philosophique. Ce qui nous réunit et mobilise le public est la volonté d'examiner ou de forger collectivement les catégories intellectuelles qui permettent de juger et d'agir aujourd'hui.

Il s'agit d'abord, lors de cette édition, de penser philosophiquement le plaisir. Ce terme désigne un état affectif agréable lié à la satisfaction d'une tendance, d'un désir ou d'un besoin. Mais comment penser le plaisir ? Le plaisir est-il un être ou un avoir ? De quoi le plaisir est-il le signe ? d'un bien ? du bonheur ? de la satisfaction des désirs? Nous avons l'habitude de penser le plaisir en référence à autre chose comme s'il ne se suffisait pas à lui-même. La difficulté à penser le plaisir vient de ce qu'il est une expérience. Le plaisir n'est pas un concept, mais une sensation, un certain état éprouvé par le sujet qu'il qualifie d'agréable. On peut avoir envie d'un gâteau, mais seule sa dégustation accompagnée d'un sentiment positif fera le plaisir. Le plaisir passe incontestablement par le corps, mais pour éprouver du plaisir, il faut avoir un minimum de conscience.

Pourtant, l'expérience du plaisir est celle d'une dissolution de la conscience, l'expérience d'une immersion (on s'engouffre dans le plaisir). La vivacité du plaisir nous plonge dans l'ignorance de ce qu'il est, elle nous fait perdre maîtrise et volonté. Le plaisir n'est pourtant pas la jouissance, qui est ineffable, indicible. Chacun sait intuitivement ce qu'est le plaisir pour l'avoir éprouvé, mais peut-il pour autant l'expliquer, savoir ce qui lui fait éprouver du plaisir ?

Ensuite, aborder philosophiquement le thème du plaisir aujourd’hui conduit à revenir sur certaines questions classiques et oblige à se prononcer sur sa valeur pour une société telle que la nôtre. Questions classiques, mais importantes, celles qui abordent la nature et la spécificité du plaisir humain et la pertinence d’une éthique du plaisir. Questions actuelles, aussi, qui engagent l’évaluation des comportements contemporains et des finalités que poursuit notre société.

 

Des conférences et des tables rondes réunissent les penseurs invités à nous faire partager leurs points de vue (philosophes, mais aussi, pour cette édition, neurologues, sociologues, historiens, psychiatres, psychanalystes et sexologues). Des ateliers permettent au public de pratiquer la philosophie, guidé par des philosophes et des professeurs de philosophie. Durant la manifestation, le Prix du Jury sera décerné par des amateurs de philosophie à un auteur présent, pour son ouvrage lauréat d’une sélection de livres soumis à la lecture commune durant plusieurs semaines.

 

En amont des Rencontres : projections de films sur le plaisir au Centre culturel Le Belvédère de Saint-Martin d’Uriage

 

Mercredi 9 octobre, 20 h : Le Festin de Babette de Gabriel Axel (1987) présenté par Claude Franza, président du Ciné-club de Saint-Martin d’Uriage, suivi d’un débat animé par Anne Eyssidieux-Vaissermann, professeure agrégée et docteure en philosophie en CPGE, Lycée Champollion Grenoble.

 

Jeudi 10 octobre, 20 h : Le Plaisir de Max Ophüls (1952), présenté par Paul Allain, libraire à Uriage, suivi d’un débat animé par Thierry Ménissier, Professeur de philosophie à l’Université Pierre Mendès France – Grenoble 2, Président de la Société Alpine de Philosophie.

 

Vendredi 11 octobre

Ouverture des Rencontres, centre culturel Le Belvédère de Saint-Martin d’Uriage

 

Ouverture officielle à 18 h, suivie à 20 h 30 de la conférence « Un regard philosophique sur l’année écoulée » par Corine Pelluchon, lauréate du Prix des Rencontres 2012 (exceptionnellement, la conférence sera enregistrée du fait de l’absence de l’auteure et diffusée à 20 h 30), puis suivie d’un débat.

 

Samedi 12 octobre

Salle de la Richardière à Saint-Martin d’Uriage

 

9 h : accueil

 

9 h 30 – 11 h 30 : Table ronde n° 1 : « La nature du plaisir »

 

Le plaisir est une sensation agréable de détente, à la fois du corps et de l'esprit, mais reste à savoir quel est le facteur qui fait la détente dans la sensation de plaisir. Les recherches des neurologues aujourd'hui s'orientent vers des explications physiologiques : certaines zones du cerveau sont activées quand on éprouve du plaisir. Le plaisir intellectuel lui-même s'expliquerait par la libération de certaines endomorphines. Cela signifie-t-il que le plaisir est affaire de chimie organique ou de connexions neuronales ? Difficile pourtant de croire que l'on puisse ainsi rendre compte du plaisir pris à écouter Mozart ou déguster un grand cru, sans parler des mystères de l'orgasme...

 

Participants à la table ronde :

 

Bernard Andrieu, philosophe et anthropologue du corps, Professeur à l’Université de Nancy, auteur de Les Avatars du corps. Hybridités et Somatechnies (éd. Liber, 2011), sélectionné pour le Prix des Rencontres 2013

 

Alim Louis Benabid, neurochirurgien, Professeur à l’Université Joseph Fourier – Grenoble I, membre de l’Académie des Sciences et de l’Institut Universitaire de France

 

Philippe Brenot, psychiatre et anthropologue, Président de l’Observatoire International du Couple et auteur de Qu'est-ce que la sexologie ? (Payot & Rivages, 2012), sélectionné pour le Prix des Rencontres.

 

Animée par Marion Saliceti, professeure agrégée de philosophie

 

12-13 h : Conférence plénière n°1 :

 

Giulia Sissa, Professeur de théorie politique et de civilisations de l’Antiquité, UCLA, Californie, auteure de Sexe et sensualité : La culture érotique des Anciens (Odile Jacob, 2011), ouvrage sélectionné pour le Prix des Rencontres.

 

13 h – 14 h 30 : Buffet campagnard pour le public

 

14 h 30 – 16 h 30 : Ateliers philosophiques au centre culturel Le Belvédère, animés par des professeurs de philosophie et des adhérents de la Société alpine de philosophie

 

17 h – 19 h (salle de la Richardière) : Table ronde n°2 : « Plaisir et sagesse »

 

Pourquoi faire du plaisir l'objet d'une préoccupation morale ? C'est la question qui s’est posée depuis les débuts de la sagesse antique, et même dans le discours chrétien de la chair où le plaisir tombe sous la condamnation du péché. Il prend la figure de la tentation, de ce qui peut nous conduire au mal. Peut-on faire de la recherche du plaisir le but de la sagesse ? Que vaut philosophiquement l'hédonisme ? Le plaisir constitue un souci éthique, la question est à la fois celle « de l'usage des plaisirs » et de la valeur du plaisir. Y a-t-il de bons ou de mauvais plaisirs ? Cela ne signifie pas que le plaisir soit un mal, mais qu'on peut mal en user. Le plaisir est donc à penser entre mesure (puisqu’il s'agit de régler les plaisirs) et démesure.

 

Participants :

 

Colas Duflo, philosophe, professeur de philosophie à l'Université de Paris Ouest Nanterre La Défense

 

Alain Gigandet, philosophe, maître de conférences en philosophie ancienne à Paris-Est-Créteil-Val de Marne

 

Olivia Gazalé, philosophe, maître de conférence à Science Po Paris, Présidente des « Mardis de la Philo », auteur de Je t’aime à la philo (Robert Laffont, 2012), sélectionné pour le Prix des Rencontres

 

Animée par Evelyne Buissière, professeure agrégée et docteure en philosophie en CPGE au Lycée Champollion, Grenoble

 

19 h – 19 h 30 : Remise du Prix du Livre par le Jury des amateurs de philosophie

 

20 h – 22 h 30 : Dîner philosophique au restaurant Les Mésanges à Saint-Martin d’Uriage : rencontre avec les auteurs invités (sur inscription)

 

Dimanche 13 octobre

Salle de la Richardière à Saint-Martin d’Uriage

 

9 h : accueil

 

9 h 30 – 10 h 30 : Conférence plénière n°2 :

 

Eva Illouz, sociologue, auteur de Pourquoi l’amour fait mal. L’expérience amoureuse dans la modernité (éd. du Seuil, 2012), sélectionné pour le Prix des Rencontres :

 

« Quand un plaisir fait mal: quelques réflexions sur la condition amoureuse contemporaine »

 

11 h – 13 h : Table ronde n°3 : « Le plaisir et la société de consommation »

 

Pendant longtemps, la société a fonctionné sur la répression des plaisirs, maintenant elle fonctionne par son exaltation. L'imagerie du désir sexuel s'est banalisée, comme en témoigne la publicité, le cinéma ou la télévision. Ce qui était censuré est aujourd'hui la norme. Autrefois il était interdit d’avoir du plaisir, maintenant la jouissance, dans les formes indiquées par la société, est une injonction. Avons-nous beaucoup progressé ? Un ouvrage qui a connu un certain succès évoquait à ce propos « la tyrannie du plaisir ». Nous vivons dans une société hédoniste où le plaisir a semble-t-il triomphé. Mais si la collectivité a une emprise sur nos plaisirs, ne va-t-elle pas nous dicter ces plaisirs, nous imposer une sorte d’injonction à jouir qui va dans le sens de son propre fonctionnement plus que dans le sens de l’épanouissement de l’individu ?

 

Dany Robert Dufour, philosophe, Professeur en sciences de l’Education à l’Université Paris-VIII, auteur de Il était une fois le dernier homme (Denoël, 2012), sélectionné pour le Prix des Rencontres

 

Joëlle Zask, philosophe, Professeur de philosophie politique à l’Université de Provence

 

Thierry Vincent, psychiatre-psychanalyste à Grenoble

 

Animée par Anne Eyssidieux-Vaissermann

 

13 h – 14 h 30 : pause repas autour d’un buffet campagnard

 

14 h 30 – 16 h 30 : Table ronde n° 4 : « L'expérience des plaisirs »

Il n'y a pas d'unicité du plaisir. Le plaisir se décline au pluriel, il faut plutôt parler des plaisirs et de leur extrême variété. On a souvent tendance à assimiler le plaisir aux seuls plaisirs physiques ou à la satisfaction des sens. Mais c'est négliger la dimension spirituelle et culturelle qu'il y a déjà dans les plaisirs de la chère et de la chair. Se délecter d'un grand vin ou goûter à la grande cuisine est une expérience qui dépasse largement la satisfaction des sens. Le raffinement, voir l'artifice montre toute la complexité du plaisir humain. Il y a aussi les plaisirs liés à la satisfaction d’avoir réalisé quelque chose, à l’estime de soi en général, les plaisirs intellectuels nés de la compréhension du vrai et de la saisie d’un sens. Que serait la philosophie sans désir et plaisir de connaître ? Il nous faudra ainsi comprendre en quoi le plaisir a aussi un rôle dans l’élaboration de la connaissance.

 

Participants :

 

Carole Talon-Hugon, philosophe, Professeure de philosophie de l’art à l’Université de Nice-Sophia Antipolis

 

Aurélien Barrau, astrophysicien, Professeur d’astrophysique, à l’Université Joseph Fourier – Grenoble I, Membre de l’IUF

 

Pierre-Henri Tavoillot, philosophe, Maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne, Président du Collège de Philosophie

 

Animée par Thierry Ménissier

 

16 h 30 – 17 h 30 : Grand témoin :

Christophe Aribert, Chef cuisinier des Terrasses d’Uriage, 2 Macarons au Guide Michelin

Rencontre animée par Th. Ménissier et Hervé Papin, Président de l’Office du Tourisme d’Uriage

 

17 h 30 : Pôt de cloture

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 08:10

Nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de la quatrième séance du cours sur Hannah Arendt à l'adresse :

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 07:22

Séance 5 : La condition politique ou la requalification du pouvoir de « commencer »

Office du tourisme de Grenoble, vendredi 14 juin 2013, à partir de 18 h 30

 

Cette dernière séance du cours consiste en une lecture des textes où Arendt se montre "engagée".

 

La notion d’engagement apparaît fondamentale pour toute la philosophie existentialiste : pour Arendt comme pour Sartre et pour bien d’autres, l’expérience de la liberté se joue dans la décision personnelle, laquelle transforme les événements, d’abord extérieurs à moi et sans signification particulière, en quasi destin. Si bien que l’engagement forge la subjectivité authentique tout en mettant à l’épreuve la capacité de responsabilité. Mais dans la pensée arendtienne il prend un sens particulier car grâce à lui ne se joue pas seulement l’apparition de la subjectivité libre : il réalise la faculté à créer un monde commun. L’engagement dans l’action a pour horizon la possibilité d’une société humaine au sens plein et entier du terme.

Or, il est remarquable que les textes où Arendt est engagée concernent ses prises de position publiques sur des questions sensibles, et où se joue sa participation en tant que citoyenne à la vie US. Le « journalisme philosophique » d’Arendt acquiert de ce fait un relief tout-à-fait particulier. Le contexte de ces prises de position est spécial : ségrégation raciale et lutte pour la reconnaissance des droits civiques, guerre du Viet Nam et manifestation de la raison d’Etat impérialiste, tentation de la « désobéissance civile » et de l’action violente de la part des militants de la contre-culture. Ce contexte est de surcroît appréhendé par Arendt comme l’entrée en crise d’un modèle de vie politique dont elle reconnaissait pourtant le caractère exemplaire (ainsi qu’elle l’a expliqué dans son Essai sur la Révolution de 1963).

Philosophant à même l’événement, Arendt confère un sens nouveau à l’existentialisme : d’une part, la réalité de la condition politique se joue dans la capacité à « commencer » ; de l’autre, le contexte de troubles sociaux fait bouger les lignes idéologiques et déconcerte les esprits, mais il est propice à l’exercice renouvelé de la faculté de juger.

Lecture par Gilbert Dombrowsky d’un choix de textes extraits de :

  • « Réflexions sur Little Rock » (1959) in Responsabilité et jugement
  • « Vérité et politique » (1968) in La Crise de la culture
  • Crises of the Republic, 1972 : le dernier ouvrage publié par Arendt, trad. fr. Du Mensonge à la violence. Essais de politique contemporaine.

 

« Liberté et événement : la source de la liberté, qui s'exprime par la spontanéité – pouvoir commencer une série à partir de soi-même –, est l'événement. C'est lui qui procure pour ainsi dire à la liberté le matériau à partir duquel seulement la spontanéité peut s'enflammer. C'est seulement dans l'événement lui-même, et à vrai dire indépendamment de toutes les considérations prévisibles, que se prennent les rares décisions fondamentales dont je sais qu'elles étaient libres, du fait que je ne peux pas les révoquer. Il n'est pas vrai que tout dans la vie soit irrévocable ; la plupart des choses sont révocables, peuvent être réparées, et ce précisément du fait que qu'on n'en a pas décidé librement mais sous la force de contraintes intérieures ou de circonstances extérieures. En les invoquant, on s'excuse également d'abroger, à juste titre, les décisions. On reconnaît la liberté au caractère irrévocable d'une décision prise. »

Hannah Arendt, Journal de pensée, 1950-1973, trad. S. Courtine-Denamy, Paris, Le Seuil, 2005, Cahier IV (juin 1951), § 18, volume I, p. 112-113

 

Cours public sur Hannah Arendt : 5ème séance
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:54

Attention ! Le 4ème cours public sur Hannah Arendt aura lieu à l'Auditorium du musée de Grenoble, vendredi 24 mai à 18h30

Séance 4 : Le travail, l'œuvre et l'action, postures de référence de la réalité humaine

Cette quatrième séance est centrée sur le traité philosophique qu’Arendt a consacré à la compréhension de l’humain à travers ses activités de référence. Condition de l’homme moderne, véritable chef d’œuvre de la philosophie pratique d’Arendt, se donne en effet pour ambition de répondre à Être et temps de Heidegger en dépeignant la condition humaine dans sa réalité concrète. L’auteure poursuit et développe la critique de la philosophie moderne qu’elle a esquissée dans Les Origines du totalitarisme et dans La Crise de la culture, en mettant en lumière l’importance de la « vita activa », et en repensant la hiérarchie des activités de référence.

Activités à la fois communes et fondamentales, le travail, l’œuvre et l’action constituent des modes d’être qui dévoilent la réalité humaine. Mais seul le dernier fournit aux humains le moyen d’affirmer leur spécificité, c’est-à-dire leur dignité et leur liberté. En contestant à la fois le libéralisme et le marxisme (car ils ont centré l’anthropologie sur l’activité de travail), Arendt propose une vision de la réalité humaine qui apparaît séduisante aujourd’hui pour nos sociétés où, compte tenu de la centralité de l’emploi salarié, la crise économique ébranle les fondements sociaux.

Mais en quoi le concept arendtien d’« action » nous rend-il véritablement actifs ? Même si cela apparaît aujourd’hui nécessaire et urgent, est-il possible de penser un modèle de civilisation d’après le travail ? Que signifie de revenir à Aristote (et aux Grecs) contre Adam Smith et Marx (et les modernes) ? Comment réorganiser l’organisation sociale à partir du temps enfin libéré de l’activité laborieuse ?

Lectures des textes de Hannah Arendt par Gilbert DOMBROWSKY, Compagnie Bel Ami

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 09:15

« L’instant philo » à Saint-Martin d’Uriage

 

 

Jeudi 18 avril 2013, 20 h

 

 

Centre Culturel Le Belvédère

 

 

 http://www.uriage-les-bains.com/1.aspx

 

 

Tous les détails de cette conférence sur le blog de Thierry MENISSIER

 

http://tumultieordini.over-blog.com/article-rencontre-debat-l-anarchisme-une-philosophie-politique-pour-aujourd-hui-117157933.html

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 08:56
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Thierry Ménissier
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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:27

La Société alpine de philosophie s'associe au Printemps du Livre - Grenoble

(13-14 avril) :

 


 

Cette année le Printemps du Livre est consacré à "Espèce d'espaces", et après avoir coorganisé le débat inaugural du 30 janvier dernier à la Bibliothèque du Centre-Ville, la Société alpine de philosophie s'associe à l'événement en recevant deux auteurs invités.

 

- Samedi 13, 16 h, Maison du Tourisme : le géographe Michel Lussault pour son livre "L’Avènement du Monde. Essai sur l'habitation humaine de la Terre" :

http://printempsdulivre.bm-grenoble.fr/michel-lussault/#comment-108

 

- Dimanche 14, 16 h, Maison du Tourisme : l'ethnologue Pascal Dibie pour son livre "Ethnologie de la porte" :

http://printempsdulivre.bm-grenoble.fr/pascal-dibie/

 

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