Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 09:36

Pour visionner les photos des Rencontres Philosophiques d'Uriage 2010, cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.uriage-les-bains.com/6.aspx?sr=14

 

Livre d'or : http://www.uriage-les-bains.com/6.aspx?sr=15

 

 

Repost 0
18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 14:46

 

Pour le plaisir de réécouter les philosophes des Rencontres philosophiques d'Uriage 2010 :

http://philosophies.tv/spip.php?rubrique92

                                                 

 200RPU AfficheA4Print V2

 

Repost 0
2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 06:59

 

« Le droit des peuples à vivre leur culture »      

 

Musée Dauphinois, Grenoble

11 décembre 2010 à 14h00

 

Dans le cadre des manifestations organisées au sein de l’exposition « Tibétains, peuple du monde », la Société alpine de philosophie propose un séminaire sur le thème du « droit des peuples à vivre leur culture ».

Il complète et approfondit la journée d’études du 10 mars 2010 (« Vivre ensemble au Tibet : la diversité culturelle en question ») : partant de la situation particulière du Tibet, il vise à questionner le point de vue de l’anthropologie et de la philosophie politiques contemporaines, sans perdre de vue l’importance des thèmes évoqués dans l’actualité récente.

Les nations doivent composer avec la revendication de peuples et de communautés pour lesquels leur culture vaut à la fois comme une ressource de « contenus » moraux et spirituels, et comme un principe d’unité favorisant des revendications sociales et politiques précises. Si l’on comprend bien que la revendication d’un « droit des peuples à vivre leur culture » ou d’un « droit à la culture » puisse fonctionner comme une revendication légitime de liberté, peut-on pour autant les considérer comme des principes pour une action politique réglée et légitime ? Comment entendre un tel « droit », en particulier dans ses relations avec la loi commune dans un Etat constitué ?

Les « séminaires saisonniers » de la Société alpine de philosophie réunissent autour d’un thème des intervenants variés, mais tous experts, qui sont sollicités par un questionnement philosophique dans un esprit de plus grande interactivité possible avec un large public. Ce dernier est littéralement intervenant dans la seconde phase du séminaire, puisque, après les conférences, la parole est laissée pendant au moins une heure trente à un débat sur les problèmes évoqués.

 

Animé par Maryvonne David-Jougneaux,

avec notamment :

  •  Marie-Florence Bennes, journaliste et anthropologue, spécialiste du Tibet

  • Justine Lacroix, professeur de philosophie morale et politique, Université Libre de Bruxelles - RECTIFICATIF : J. Lacroix sera absente, et à sa place nous accueillerons Yves Plassereaud, spécialiste de la question des nationalités en Europe centrale et orientale, consultant juridique international et auteur de nombreux ouvrages sur les nationalités et l'identité nationale.

  • Thierry Ménissier, maître de conférences de philosophie politique, Université Pierre Mendès France – Grenoble 2, Président de la Société alpine de philosophie.

  INFORMATIONS PRATIQUES / MUSEE DAUPHINOIS :

http://www.musee-dauphinois.fr/TPL_CODE/TPL_AGENDACULTURE/PAR_TPL_IDENTIFIANT/3034/138-.htm

Repost 0
12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 14:59

Dans le cadre de la campagne mondiale d'Amnesty International sur Pauvreté, Dignité et Droits Humains

 

conférence-débat "Exiger la dignité ?"  

JEUDI 25 NOVEMBRE 2010 à 20h00                                   logo_noir.jpg                 

 

 

avec l'intervention de Thierry Ménissier, Maître de conférences de philosophie politique à l'UPMF et Président de la Société Alpine de Philosophie.

 

salle de conférence de la Maison du Tourisme de Grenoble

entrée par la terrasse extérieure, escalier rue de la République

 

participation libre aux frais

 

http://aigrenoble.free.fr/

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Société alpine de philosophie - dans Rencontres-débats
commenter cet article
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 10:21

 

Afficher l'image en taille réelle

 

Jeudi 28 octobre 2010, 20 h. 

Saint-Martin d’Uriage, Centre culturel Le Belvédère, entrée libre.

 

 

Avec « L’instant philo », il s’agit de s’arrêter sur une question importante et de l’examiner collectivement, à l’issue du propos préparatoire d’un philosophe. Ni café philosophique ni conférence universitaire, ce moment de réflexion est ouvert à tout public désireux de se cultiver.

 

« Notre époque face à ses mythes »

 

par Thierry Ménissier, maître de conférences de philosophie politique, Université Pierre Mendès France – Grenoble 2.

 

La notion de mythe semble renvoyer à un passé ancestral et révolu. Il est vrai que le mythe renvoie prioritairement à l’univers enchanté que peut concevoir une mentalité archaïque Pourtant, notre époque semble elle aussi posséder ses légendes sacrées. Tout en se proposant de recenser celles-ci, cette première séance fera le point sur la transformation moderne de la notion de mythe, et analysera la crise traversée par ces représentations fondamentales. Cette crise constitue-t-elle pour notre société une épreuve, ou une chance ?

 

Retrouvez ci-cessous le texte de la conférence de Thierry Ménissier sur son blog personnel :

http://tumultieordini.over-blog.com/2-index.html

 

 

Informations pratiques pour se rendre au Belvédère de Saint-Martin d'Uriage :

http://www.uriage-les-bains.com/7.aspx?sr=5

 

 

 

 

Jeudi 27 janvier 2011

Saint-Martin d’Uriage, Centre culturel Le Belvédère, 20 h

  

INSTANT PHILO n°2 (saison 3)

« La démocratie entre représentation et participation », par Th. Ménissier

 

La mairie de Saint-Martin d’Uriage a proposé de poursuivre un an de plus le séminaire « L'instant philo » au centre culturel Le Belvédère ; quatre séances sont prévues les jeudis. Le 28 octobre (« Notre époque face à ses mythes », par Th. Ménissier), ce jeudi 27 janvier « La démocratie entre représentation et participation », par Th. Ménissier et à suivre :

  • 24 mars « Quelle valeur donner à la nature ? », par Anne Frémaux, agrégée de philosophie
  • 26 mai « L'argent donne-t-il du sens ? », par Th. Ménissier.

Programme détaillé sur le document suivant, à la page 6 :

 http://www.uriage-les-bains.com/Documents/Bel10-11_Complet.pdf

 

entrée libre

Repost 0
Société alpine de philosophie - dans Instant philo
commenter cet article
29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:19

 

Par Thierry Ménissier

 

Le banquet philosophique du samedi 18 septembre dans la salle de la Richardière de Saint-Martin d’Uriage a bien eu lieu : j’y étais !

Je l’ai même animé, l'image en témoigne.

banquet_18-10-10.JPG

Imaginez treize tables de huit à dix personnes, composées d’amateurs de philosophie de tous âges, de philosophes de métier de toutes les sensibilités possibles, et enfin d’étudiants. Nos invités prestigieux, philosophes à la carrière remarquable et à l’œuvre considérable, n’ont pas été les derniers à s’attabler et à se disséminer au milieu des gens… « normaux » ! Quelle expérience originale inventer pour réunir ces gens si différents, autour d’un bon dîner, et leur offrir un moyen de pratiquer la philosophie ensemble ? Je dois faire cet aveu : enseignant confirmé par une pratique longue et variée, rompu à l’exercice de la philosophie grand public depuis plusieurs années, cette question m’a plongé pendant les jours précédents dans un abîme de perplexité, et je n’en menai pas large sur les coups de 20 h en pénétrant dans l’arène.

 

Alors j’ai proposé ceci – inspiré, je le confesse, par le remarquable numéro de Philosophie Magazine de mars 2009 intitulé : « Et si…17 penseurs inventent le futur » (voir le sommaire du numéro complet ici : http://www.philomag.com/fiche-ancien-numero.php?id=29 ; on y accède aussi au sommaire précis du dossier).

 

philomagETSI

 

Ensuite chaque tablée disposait de 30 à 40 minutes pour inventer et proposer quelques séquences de « et si… », puis devait les livrer à la réflexion des autres tables.

 

Ce qui fut aussitôt fait avec un bel enthousiasme !

Chaque table – que la salle s’est amusée à baptiser en fonction de son orientation philosophique – a ensuite « planché » sur le thème de son choix, pour un résultat étonnant de poésie, de drôlerie, d’inventivité et parfois de gravité.

 

Voici les thèmes qui ont été traités collectivement dans une débauche de bonne humeur et de joie de penser, dans l’ordre de leur passage. J'espère que cette mémoire du banquet donnera envie d'y réfléchir, en montrant qu'on peut très bien philosopher de manière sérieuse et légère tout à la fois. Évidemment, il faut imaginer le tout dans un contexte plutôt...festif :

 

  • Et si on désignait les présidents de la République au tirage au sort, tandis que Miss France quant à elle serait élue au suffrage universel obligatoire, sous peine de déchéance des droits civiques ? Après une rapide discussion, la salle a proposé de baptiser cette tablée : « Geneviève de Fontenay ». Le résultat de la spéculation autour de cette étrange perspective constitutionnelle fut…délirant, mais passionnant !

  • Et si le si était là ? La table, qu’on aurait pu nommer « Mozart », a gaiement préféré le nom plus populaire de « Johnny ». Après un accouchement sans douleur, le résultat des cogitations fut fort poétique, et Heidegger n’aurait pas démenti leur belle envolée…

  • Et si on était obligé de toujours dire ce que l’on pense ? La table dite des « Enfants » a éprouvé une réelle difficulté à se tirer d’affaire avec la discussion sur laquelle planait les ombres bienveillantes de Kant et de Constant à propos du « prétendu droit de mentir ». Conclusion : si l’on était obligé à une telle chose, il y aurait probablement une sorte d’enfer à la place des relations humaines !

  • Et si tout le monde parlait la même langue ? La table « Babel Oued », ayant longuement pesé le pour et le contre, estima avec une forme de scepticisme que la réduction de tous les idiomes de la Terre à un seul et unique ne serait pas une chose si souhaitable qu’il y paraissait initialement, et qu’on s’ennuierait passablement à tous s’entendre aussi bien.

  • Et si l’on se réjouissait du présent ? Evidemment, ce cénacle très « Carpe diem » n’a pas refusé son baptême sous le nom très approprié à Uriage de « Epicure thermal ». Il était moins prévisible que la leçon de cette remarquable vue allait être…qu’il n’y aurait plus rien à dire devant tant de bonheur de vivre !

  • Et si l’on supprimait les livres ? Comme cette table a initialement suggéré d’autres séquences du même ordre (Et si l’on supprimait les hommes politiques ? Les musées ?), les autres tables – prenant sans doute ce louable courage philosophique de « mise entre parenthèses » pour une forme de ressentiment ? – ont d’autorité baptisé leurs voisins « Les privés de dessert ». Eh bien, si l’on supprimait les livres, que resterait-il de la culture, et du langage lui-même ? Pas grand-chose – et cela ressemblerait peut-être à ce vers quoi tend parfois notre monde : un univers médiatique, où le langage oral domine comme la culture visuelle ; d’ailleurs un membre du groupe avait subtilement proposé : Et si l’on ne changeait rien ? Mais quelqu’un a aussi avancé cette hypothèse révolutionnaire : on supprimerait alors tous les textes sacrés : plus de Bible, de Coran et de Torah. Et la salle se trouva tout à coup silencieuse devant une telle remise en cause de l’autorité spirituelle.

  • Et si la télépathie devenait le moyen principal de communication entre les hommes ? La table des… « X-men » a passionné l’assemblée avec les vastes – et très contradictoires – perspectives de gens qui s’entendent tout le temps penser les uns les autres. Difficile de ne pas être à l’écoute des autres, si les gens pensent tout le temps tout haut…Mais alors qui pense quoi ? Nous sommes devenus un moi collectif ? Est-ce que l’on peut tout de même un peu jouer, un peu feindre, un peu se dérober aux autres ? Pas sûr. Mais alors…quelle horreur !

  • Et si tout citoyen devenait philosophe ? La salle n’a pas reculé devant son indignation, et a, d’autorité, imposé à ce groupe le nom de « fayots ». Mais ces aimables platoniciens ont tout simplement trouvé la clé du bonheur civil : si tout citoyen devenait philosophe, chacun serait enfin tranquille avec ses voisins.

  • Et si on désobéissait ? ont demandé les « Zados », en anticipant la session du lendemain matin consacrée à l’autorité. La réponse : incontestablement, on s’amuserait bien au début, mais au bout d’un certain temps, assez rapide d’ailleurs, on ne s’amuserait plus du tout.

  • Et s’il était deux fois ? Subtilement, les… « Chouchous » (j’avoue mon faible) se sont fait nietzschéens, et ont envisagé sans retenue les conséquences de l’éternel retour du même. Zarathoustriens en diable, au terme d’un magnifique raisonnement, ils ont finalement évoqué le miracle de l’instant, la beauté de l’accueil du présent. L’intensité incroyable de l’unicité du moment. Le bonheur étrange qu’il y a à se savoir éphémère.

  • Rassemblant bien entendu les plus jeunes, « L’avant-garde » s’est risquée à se demander tout la fois : Et si après c’était tout de suite ? Et si nous avions des valeurs ? Et si nous étions différents ? Et si nous vivions dans le même monde ? Réponses variées, mais, manifestement, obligation est faite de changer le monde, et vite.

  • La table « Attac » s’est révélée par son engagement et par sa rigueur morale, avec Et si le monde était gouverné par les femmes ? Et si personne ne se déchargeait de ses responsabilités ? Et si l’on supprimait la dette du Tiers Monde ? Avec conviction, démonstration fut faite que le monde se porterait mieux.

  • Enfin, les « Innommables » ont planché sur le grand classique Et si les philosophes étaient au pouvoir ? Belle question pour terminer – une des perspectives travaillées disait que l’on n’aurait plus besoin d’organiser les Rencontres philosophiques d’Uriage, car elles auraient lieu tous les jours !

Repost 0
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 12:13

 200RPU AfficheA4Print V2

  DSCN0230.JPG

 

La première édition des Rencontres philosophiques d’Uriage, qui vient de s’achever, a connu un considérable succès, et cela sous plusieurs aspects :

 

  • il y avait, dans la salle du Belvédère de Saint-Martin d’Uriage, entre 160 et 200 personnes présentes lors de chacune des 4 sessions plénières, avec une attention de tous les instants pour la parole des intervenants et un engagement passionné dans le dialogue ;

  • conviés à réfléchir aux « promesses du futur », les philosophes et personnalités invités aux tables rondes de ces sessions ont réussi à concilier le haut niveau de leurs spéculations et une grande disponibilité dans la relation avec le public (successivement…par ordre d’apparition sur la scène : Y. Michaud, J.-M. Besnier, C. Letoublon, M. Revault d’Allonnes, D. Vernant, D. Bougnoux, P. Valadier, R. Damien, J.-J. Wunenburger, E. Klein et J.-C. Besson-Girard) ;

  • des ateliers thématiques originaux et des repas animés par les Atelier_18102010.jpgphilosophes enseignants en CPGE, à l’IUFM et en lycée ont fait salle comble : bravo pour le remarquable engagement de nos collègues J.-P. Carlet, E. Buissière, A. Eyssidieux-Vaisserman, A. Frémaux et P. Landou !) ;

  • des ateliers enfants et adolescents animés par les étudiants du Département de philosophie de l’Université Pierre Mendès France – Grenoble 2 ont initié les plus jeunes au plaisir de penser ;

  • un banquet philosophique aussi intellectuellement stimulant que…ludique a été animé pour la centaine de personnes qui s’était hardiment lancée dans l’aventure de cette soirée hors norme (…compte rendu suit pour satisfaire votre inévitable curiosité !) ;

  • un Jury d’amateurs de philosophie a remis solennellement le Prix des Rencontres, à l’issue d’une séance mémorable de délibération qui fut une expérience philosophique dont je me souviendrai personnellement longtemps (présentation des ouvrages en lice et réactions des jurés bientôt en ligne). La cérémonie finale a offert au lauréat, Yves Michaud, dans une confession finale qui fut un moment rare, l’occasion de nous expliquer comment son ouvrage sur le mérite avait vu le jour, et de lever pour le public un coin du voile sur ce que signifie écrire un livre de philosophie ;

  • un total cumulé de presque 1000 personnes présentes sont donc venues faire de la philosophie le week-end des journées du patrimoine ;

  • enfin, et finalement surtout, MERCI aux élus et personnels de la commune de Saint-Martin d’Uriage, à l’Office du Tourisme d’Uriage (avec une mention spéciale à sa directrice, Isabelle !), à tous les collègues, étudiants, adhérents de la Société alpine de philosophie et bénévoles d’Uriage et de Saint-Martin d’Uriage d’avoir créé cette communauté philosophique éphémère qui a enchanté tout le monde ! « L’esprit d’Uriage » ? Th. Ménissier

 

Enfin, last but not least, vous pouvez retrouver l'intégralité des sessions – progressivement mises en ligne – sur le site de notre partenaire Philosophies.tv : 

 

http://philosophies.tv/spip.php?rubrique92

 

DSCN0324.JPG

 

  photos : Michel DORIS / Hervé PAPIN

Repost 0
21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 18:55

Le "mérite" revient à Yves Michaud pour son essai "Qu'est-ce que le mérite ?" Bourin éditeur (2009).

http://societealpinedephilosophie.over-blog.com/ext/http://www.ledauphine.com/isere-sud/2010/09/19/le-merite-philosophique-revient-a-yves-michaud

DSCN0320.JPG

Repost 0
21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 22:48

 

_200RPU_AfficheA4Print_V2.jpg 

 

 

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue prochaine des 1ères Rencontres Philosophiques d'Uriage, du 17 au 19 septembre 2010.

Organisées en partenariat avec l'Office du Tourisme Thermal d'Uriage, à 15 minutes de Grenoble sur la route de Chamrousse, des tables rondes, des débats contradictoires, des ateliers et banquets philosophiques, et diverses activités vous attendront ici.

 

RENSEIGNEMENTS ET RESERVATIONS  : 04 76 89 10 27

 

Le thème de cette première édition :

Les promesses du futur 

 

L’an 2000 a longtemps nourri l’imaginaire du grand public. Que représentait-il ? Sans aucun doute, quoique confusément, le synonyme de l’avènement d’un monde meilleur. « Meilleur », mais dans quelles dimensions, et selon quelles modalités ? Nous voici en 2010 : il est tentant, dix ans après, d’interroger le passé que représentait cet avenir imaginaire…afin de nous réinventer un futur.

A vrai dire, cette tentation prend parfois la forme d’un impératif, notamment lorsque l’on considère la notion de progrès, qui jouait un rôle majeur dans notre attente de l’avenir. C’est à présent sa valeur pour aujourd’hui et demain qu’il faut examiner.

Cette notion de progrès combinait une définition de la marche de la connaissance (plutôt cumulative et linéaire) et une interprétation de sa fonction morale et sociale (la connaissance était perçue comme vectrice d’amélioration sur ces deux plans). Or, dans certains ordres de faits, l’attente des modernes a été plus que comblée : par exemple, pour les populations qui y ont accès, depuis cinquante ans l’amélioration des pratiques de soin médical, de même que l’incroyable explosion des technologies de l’information, satisfont amplement l’attente que l’on mettait dans le futur. Mais dans d’autres, le présent dément l’espoir d’un monde meilleur, ou du moins il semble que la déception soit possible. Point capital, l’innovation technique et scientifique a considérablement distancé – et pour tout dire elle semble à certains égards avoir laissé sur place – le progrès social. Les inégalités à l’intérieur des sociétés de type occidental persistent de manière incontestable, et que dire de celles qui concernent nos sociétés et les autres (qui paraissent s’être amplifiées) ?

Plus que jamais, nous oscillons donc entre enthousiasme (par exemple, scientifique et plus encore technologique) et incertitude (morale, politique, et même spirituelle). Il apparaît nécessaire de faire retour sur le sens qu’on donne aux choses dans tous les registres évoqués ; tel est pour nous le rôle de la réflexion philosophique, sans a priori d’école et ouverte au questionnement du public non spécialisé.

Aussi, ces premières rencontres philosophies d’Uriage nous permettront de questionner la pensée scientifique, la technologie, ainsi que l’économie et la philosophie morale, sociale et politique, en regard de cette attente vis-à-vis d’un avenir imaginaire qui a fini par devenir notre présent.

 

 

Sans craindre d’être trop large, la réflexion se déclinera en fonction des quatre axes suivants :

 

-Quel bilan peut-on faire de notre présent ? Quels sont les faits lourds qui déterminent désormais l’orientation de notre histoire proche et lointaine ? Par exemple, l’émancipation de la sphère économique vis-à-vis de toute autre ordre de valeurs (qu’elles soient religieuses, morales, politiques, philosophiques) semble constituer un fait majeur des cinquante dernières années, à tel point que l’on ne saurait aujourd’hui concevoir le développement de la science et de la technique sans les concevoir en rapport avec le marché. Dans ces conditions, quel présent nous prépare notre futur ? Plus précisément, quels développements technoscientifiques peut-on attendre pour demain ? Et quelles conséquences sur les mœurs et sur les rapports sociaux ?

-A quel moment le progrès scientifique et technique a-t-il rompu ses amarres avec le projet « utopique » d’un monde socialement meilleur ? Pour quelles raisons ? Et comment réaccorder maintenant innovation technoscientifique et progressisme social ? Par exemple, quelle épistémologie générale pourrait permette aux constructions de la raison de ne pas se trouver en porte-à-faux, entre les avancées techniques et scientifiques et une société en proie aux inégalités ? Comment réimaginer un avenir « meilleur » ? Pour le dire enfin avec un mot chargé de sens mais pas galvaudé ni éteint : quelle utopie pour l’après 2000 ?

-Comment concevoir la dimension politique dans un monde « globalisé » ou en voie de l’être sous l’effet de la mondialisation du capitalisme ? Ce processus, s’il n’a pas totalement rendu caduques les formes traditionnelles de l’action collective (telles que la discipline civique dans le cadre de l’Etat-Nation ou l’engagement syndical dans les lieux de travail conçu sur le mode industriel) les a amoindries, et il est en train de les contraindre à se modifier profondément. Or, la dimension politique a permis de faire espérer aux hommes modernes qu’ils pouvaient agir sur leur destin historique : la postmodernité verra-t-elle le retour d’une forme de fatalisme historique, un fatalisme d’ailleurs plutôt économique que théologique, puisque la volatilité des marchés semble avoir pris la place de l’humeur des dieux ?

-Comment poser la question de la spiritualité dans le monde contemporain ? Tandis que de nouvelles formes de religiosité sont apparues avec les modes de consommation typiques du capitalisme post-industriel, régulièrement resurgissent des modes de penser et de pratiquer le religieux traditionnels, sinon traditionnalistes. Y a-t-il dans le paysage actuel des raisons de penser que la spiritualité évolue réellement avec l’histoire ? Et dans quel sens se produit cette évolution ? Que nous dit sur ce point la comparaison avec le passé, et singulièrement avec les situations connues par le monde antique ?

 

Enfin, un Prix des Rencontres Philosophiques d’Uriage (décerné par les suffrages des adhérents de la Société alpine de philosophie) sera remis à la fin de l’événement, venant récompenser l’ouvrage récent (2008-2010) d’un des philosophes invités qui aura été le plus apprécié par les amateurs de philosophie pour la qualité de sa réflexion philosophique et en liaison avec le thème de l’édition 2010.

 

Programme

 

 

Vendredi 17 septembre

 

- 19h : Ouverture des Rencontres au Centre culturel Le Belvédère en présence de Monsieur André Vallini, Président du Conseil général et député de l’Isère, parrain de l’événement, et présentation par Thierry Ménissier, Président de la Société alpine de philosophie.

- 20h : Projection du film "Soleil vert" suivie d'un débat.

 

Samedi 18 septembre

 

- 9 h30 : Café d’accueil (La Richardière)

- 10h – 12h  Séminaire n°1 : « LES ENJEUX TECHNOLOGIQUES DU FUTUR : LA DISPARITION DE L’HUMAIN ? » avec Yves Michaud, Jean-Yves Goffi et Jean-Michel Besnier, animé par Thierry Ménissier

     (salle de La Richardière)

- 10h – 12h   Ateliers philosophiques pour enfants, animés par les étudiants de Philosophie de l’Université Pierre Mendès France – Grenoble 2,  (Le  Belvédère).

- 12h30 – 14h  Déjeuners philosophiques dans les restaurants d’Uriage

- 15h – 17h     Séminaire n°2 : « LA POLITIQUE DU PROGRES : VERS UNE NON-POLITIQUE ? », avec Myriam Revault d’Allonnes, Daniel Bougnoux, Denis Vernant, animé par Thierry Ménissier, salle de La Richardière.

- 15h – 17h              Ateliers philosophiques pour adolescents (PIAJ)

- 17h30 – 19h30              Activités variées : 

             - Jeu du cercle philosophique, "à la manière de", promenade aristotélicienne dans le Parc, etc.

§Petite randonnée historique : « L’esprit d’Uriage » : Claude Franza

§Séance de dédicace des ouvrages dans l’espace librairie (Belvédère)

§Présentation des ouvrages en lice pour le Prix des Rencontres Philosophiques.       

- 20h – 23h              Banquet philosophique autour des séminaires de la journée et en présence des philosophes qui y ont participé, animé par Thierry Ménissier.

 

Dimanche 19 septembre :

 

- 10h 30 – 12 h   Séminaire n°3 : « L’EVOLUTION DES RELATIONS D’AUTORITE » avec Paul Valadier, Robert Damien, Daniel Bougnoux, animé par Philippe Saltel

- 10h 30 – 12 h  Ateliers philosophiques pour enfants

- 12h 30 – 14h         Déjeuner philosophique champêtre

- 14h – 16h     Séminaire n°4 : « Quelle utopie pour demain ? », avec Etienne Klein, Jean-Claude Besson-Girard et Jean-Jacques Wunenburger animé par Anne Frémaux

-16h30 - 17h  : Remise du Prix des Rencontres 2010.

Clôture de l’édition.

 

 

 

 

Les philosophes des Rencontres d’Uriage 2010

  

 

 

Jean-Michel Besnier : professeur de philosophie morale et politique à l’Université de Paris – IV Sorbonne, notamment auteur de : L'irrationnel nous menace-t-il ?, Nantes, éditions Pleins Feux, 2006 ; La croisée des sciences, Questions d'un philosophe, Paris, Le Seuil, 2006 ; Demain, les posthumains. Le futur a-t-il encore besoin de nous ?, Paris, Hachette, 2009.

 

Jean-Claude Besson-Giard : théoricien de la décroissance, directeur de la revue Entropia, auteur de Decrescendo Cantabile. Petit manuel pour une décroissance harmonique, Editions Parangon/Vs, 2005.

 

Daniel Bougnoux : philosophe et médiologue, Université Stendhal – Grenoble 3 et Institut de la Communication et des Médias. Dernier ouvrage paru : La crise de la représentation, La Découverte, 2006.

 

Robert Damien : professeur de philosophie morale et politique à l’Université de Paris X – Nanterre, auteur de : Le conseiller du Prince, de Machiavel à nos jours, genèse d'une matrice démocratique, Paris,  PUF, 2003 ; Etats d'urgence écologique : un nouvel objet politique, à paraître aux éditions Armand Colin, Novembre 2010.

 

Etienne Klein, physicien et épistémologue, CEA – LARSIM (Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière), Saclay. Derniers ouvrages parus : Les Secrets de la matière (2008) ; Galilée et les Indiens, Allons-nous liquider la science ? (2008) ; Pourquoi je suis devenu chercheur scientifique (Bayard, 2009).

 

 

Yves Michaud, philosophe, directeur de l’Université de Tous les Savoirs. Derniers ouvrages parus : Précis de recomposition politique : des incivismes à la française et de quelques manières d'y remédier, Paris, Climats, 2006 ; Qu'est-ce que le mérite? Bourin Éditeur, 2009.

 

Myriam Revault d’Allonnes, philosophe, Professeur à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE), Paris. Derniers ouvrages parus : Le pouvoir des commencements. Essai sur l'autorité, Le Seuil, 2006 ; L'homme compassionnel, Le Seuil, 2008 ; Pourquoi nous n'aimons pas la démocratie, Le Seuil, 2010.

 

Paul Valadier, philosophe et jésuite, directeur de la revue Archives de philosophie, Centre Sèvres, Paris. Derniers ouvrages parus : Détresse du politique, force du religieux, Le Seuil, 2007. Maritain à contre-temps, Politique et valeur, Desclée de Brouwer, 2007 ; Du spirituel en politique, Bayard, 2008.

 

Repost 0
19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 19:09

socrate

 

 

 

 

Maryvonne David-Jougneau, philosophe et membre de la Société alpine de Philosophie, présentera son livre

 

Socrate dissident.

Aux sources d’une éthique pour l’individu-citoyen

(Solin/Actes-Sud, 2010)

 

Le mercredi 12 mai de 18 h 30 à 20 h, à la Bibliothèque municipale du Centre-ville de Grenoble

Daniel Bougnoux (professeur émérite, Université Stendhal Grenoble 3) sera le répondant de l’auteure

 

 

Une présentation de cet ouvrage, ainsi que d’autres textes de l’auteure (dont une conférence donnée à Lausanne sur cette question de la dissidence), sont accessibles sur son site :  http://www.david-jougneau.fr

 

Une présentation de cet ouvrage par Daniel Bougnoux sur le site de la revue NonFiction : www.nonfiction.fr/article-3338-retour_a_socrate.htm

  

Pour accéder à la BMCV :

http://www.bm-grenoble.fr/pratiques/bibliotheques/centre-ville.htm

En espérant vous retrouver nombreux !

 

Repost 0
Société alpine de philosophie - dans Rencontres-débats
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Société alpine de philosophie
  • Le blog de Société alpine de philosophie
  • Contact

Recherche