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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 14:10

 
La société alpine de philosophie a consacré son SEMINAIRE D'HIVER au thème
« LE TRAGIQUE ».

Le samedi 28 février 2009

de 13h30 à 17h30, à l'Hexagone-scène nationale de Meylan.

 

 


Deux conférences invitées seront suivies d'une mise en perspective des thématiques abordées, puis d'un débat général entre les participants au séminaire.

 

Participation aux frais : 10 euros ou 5 euros pour les adhérents

(entrée libre pour les chômeurs, étudiants et moins de 18 ans).

 

La société alpine de philosophie est une association loi de 1901 dédiée à la diffusion et à la pratique du savoir philosophique, traditionnellement liée au Département de philosophie de l'UPMF.

 

 

Présentation du séminaire :

En écho aux spectacles* Le soleil, ni la mort ne peuvent se regarder en face, Macbeth, Sous les visages, Le Bruit des os qui craquent ou encore La Douleur, une après-midi d’échange et de réflexion philosophique est organisée autour de la notion de Tragique. Il s’agira de réfléchir ensemble à la valeur et à la pertinence contemporaine de cette notion pour éclairer notre époque dans ses dimensions intellectuelle, morale, politique et spirituelle.

(*) spectacles présentés cette saison à l'Hexagone

 

Cette notion de tragique a été inventée par les anciens Grecs et Latins dans le cadre d'une méditation sur la condition humaine ; elle visait notamment à caractériser la nature et les limites de la liberté. Il faut regarder le héros tragique comme un être voué à faire l'épreuve risquée du dépassement de la condition humaine, dans un univers qui porte la trace des dieux. Selon Aristote, ce spectacle terrible visait à provoquer une réaction nommée « catharsis », faite d'identification et d'effroi, à l'issue de laquelle la vie ordinaire reprend son cours dans ses limites, perçues et mieux comprises par les spectateurs. A notre époque, plusieurs auteurs ont affirmé que l'histoire contemporaine était devenue tragique. Quelle est la pertinence du type dramatique de la tragédie pour saisir les contradictions de notre temps ? Et s'il faut considérer le tragique comme une « forme mentale », quelle est sa fécondité pour l'appréhension des tourments de notre histoire contemporaine ?


Intervenants :


- Géraldine Bénichou, metteuse en scène. Après des études de philosophie, elle fonde à Lyon en 1996 le Théâtre du Grabuge. En 2003, elle intègre l’Unité Nomade de Formation à la Mise en scène du Conservatoire de Paris. À la recherche d’un théâtre à la fois épique et intime où se tisse chant, musique et texte, elle développe son travail hors des théâtres avec la création de «Passerelles». À partir de témoignages glanés lors de ces rencontres, Géraldine Bénichou explore « un théâtre de création documentaire ». Elle a présenté à l’Hexagone Scène nationale Antigone et Anna et ses sœurs
.


- Bernard Tiolier, professeur de grec à l'Université interâges du Dauphiné, à l'issue d'une carrière en lycée et d'expériences de mise en scène théâtrale en Afrique.

- Thierry Ménissier, agrégé de philosophie après des études de philosophie à la Sorbonne et docteur de l'Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales en « études politiques ». Il est maître de conférences de philosophie politique et habilité à diriger des recherches en science politique à l'Université Pierre Mendès France – Grenoble 2. Il préside depuis 2005 la Société Alpine de Philosophie. Spécialiste de Machiavel, ses recherches actuelles portent sur les formes de légitimité collective et sur les concepts normatifs nécessaires pour une philosophie contemporaine de la démocratie.


- Claude Franza, médiation avec le public et animation du débat

 

 

Déroulé de l’après-midi :


13h30 > accueil


14h-15h30 > Prise de parole des intervenants


15h30-16h > pause café / thé


16h-17h30 > débat avec la salle

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 13:59


[De gauche à droite : Jean-Marc Porte, Jean-François Ponsot, Daniel Bougnoux, Thierry Ménissier]



La Société alpine de philosophie

 

a consacré son SEMINAIRE D'AUTOMNE

 

au thème « l'argent »

 

Dans cette nouvelle formule d'intervention philosophique, trois conférences invitées le matin sont suivies, après la pause de midi, d'une mise en perspective des thématiques abordées, puis d'un débat général entre les participants au séminaire.

Le séminaire aura lieu le samedi 15 novembre 2008, de 9h30 à 16 h, à l'Université Pierre Mendès France – Grenoble 2, UFR de Sciences Humaines, bâtiment ARSH, AMPHI 1.

 

Adresse géographique : 1281 avenue centrale, 38400 Saint-Martin d'Hères. Tram B ou C, arrêt Bibliothèques Universitaires.

 

Participation aux frais : 10 euros ; entrée libre pour les chômeurs, étudiants et moins de 18 ans.

  

 

Présentation du séminaire :

Véritablement fascinant, le thème de l'argent se situe au croisement de problématiques fondamentales pour notre monde : sous la forme de la monnaie, l'argent est le vecteur moderne des échanges et le critère de la valeur. Il est l'intermédiaire obligé qui discrimine ce qui vaut beaucoup et ce qui vaut moins, les riches et les pauvres, les puissants et les faibles. Il a donc à voir tout à la fois avec le pouvoir, avec la dynamique sociale dans son ensemble et, pour chacun, avec l'image de son propre bonheur. Dans le même temps, l'usage de l'argent rassemble les hommes, car il implique une véritable communauté de la part de ceux qui, en adoptant tel ou tel étalon monétaire, se reconnaissent mutuellement. Cette communauté paraît basée sur la confiance mutuelle des participants à l'échange, mais l'argent lui-même crée la confiance dont il se nourrit. Point notable, les relations du système de l'argent avec la politique – avec l'organisation rationnelle qui permet aux hommes d'agir collectivement sur leur destinée – sont extrêmement complexes.

La crise actuelle du système financier mondial donne à penser les thématiques liées au système de l'argent avec une acuité renouvelée. Outre qu'elle met en péril l'économie réelle et risque de ce fait de dévaloriser totalement le fruit du travail, la crise touche au coeur des valeurs contemporaines et remet en question la manière de vivre et de juger. Chacun savait le structurel défaut de fondement des valeurs sociales, basées seulement, dans les démocraties post-religieuses et post-métaphysiques, sur l'usage commun et sur la discussion rationnelle ; la crise fait ressentir à de nombreuses personnes un véritable dégoût pour ce monde, au profit d'autres mondes, supposés plus solides ou plus justes.

Ce séminaire, en se montrant attentif aux constantes historiques et aux possibles évolutions contemporaines, examinera dans leur généralité les conditions philosophiques, ainsi que les enjeux anthropologiques et psychanalytiques de l'usage de l'argent, dans une réflexion qui nous semble salutaire en cette période de crise.

Intervenants :

- Marie Cuillerai (maître de conférences de philosophie, Université de Paris 8) :

Crise Financière : Le Grand Potlatch

Exubérance, irrationalité, défiance, ont qualifié l'état des opérateurs financiers dans cette crise où l'on n'aura assisté comme jamais à la mobilisation de capitaux, de sommes d'argent astronomiques dans une frénésie accentuée par la couverture médiatique de l'événement du siècle. Loin de vouloir en spécialiste argumenter sur la pertinence des différents plans de sauvetage de l'économie mondiale, il peut paraître opportun de se saisir du temps présent pour revenir sur des analyses qui ont placé le sacré, l'irrationnel et la démesure au coeur du fonctionnement économique. Les notions de dépense, de destruction, de potlatch, ont ouvert un espace de réflexion sur l'argent où la souveraineté ne tient pas tant à l'accumulation des richesses, symboliques ou réelles qu'à leur destruction.

S'agirait-il pour nous de prendre acte d'un tel renversement, comme d'un principe caché, issu d'un fonds obscur et nous renvoyant aux limites incontournable de notre condition humaine ? Du moins pourrons-nous y suivre le fil conducteur d'une ambivalence de la monnaie, à la fois principe de cohésion sociale et enjeu de puissance, pour quelques uns.

- Jean-Marc Porte (psychanalyste, Grenoble) :

Psychanalyse et argent : le Je, en petite(s) coupure(s)

A l'heure où l'intrication de l'avoir et l'être trouvent dans nos sociétés la promesse d'une réponse quasi sans limites (la consommation) qu'en est-il du rapport de la psychanalyse à l'argent ? Au travers d'exemples tirés de la clinique, Jean Marc Porte, psychanalyste, proposera une lecture de l'argent dans la cure contemporaine. Dette, excès, manque : en aller-retour avec les textes de Georges Bataille et Michel Aglietta, une question en forme de paraphrase  de la formule de Lacan sera développée : et si l'argent – opérateur neutre par excellence de l'économisme – était structuré comme un langage.

- Daniel Bougnoux (professeur émérite de sciences de la communication, Université Stendhal – Grenoble 3) :

L'argent, un média comme les autres ?

Membre du comité de rédaction de la revue Médium qui a consacré en juin un numéro double à "L'argent maître", Daniel Bougnoux examinera l'argent comme signe et comme média en rappelant quelques jalons dans l'histoire et les principales fonctions, extraordinairement ambivalentes, de la monnaie.  Le détachement et la dématérialisation croissante des représentations monétaires engendrent un vertige, classiquement dénoncé par toute une tradition littéraire ; mais les empiètements de la valeur-argent sur les formes non-monétaires de la valeur atteignent aujourd'hui un seuil de crise, pas seulement économique mais philosophique et morale. Raison de plus pour penser de façon critique (au sens kantien de la séparation des domaines) les usages de mots comme valeur, crédit, signe monétaire, échange, ou spéculation.

  http://www.regisdebray.com/content.php?pgid=medium&numero=16



Déroulement de la manifestation :

 

9 h 30 – 9 h 45 : Accueil des participants.

 

9 h 45 – 10 h : Présentation des séminaires de la Société alpine de philosophie et Introduction du thème « l'argent », par Thierry Ménissier.

 

10 h – 10 h 45 : Intervention de Marie Cuillerai / réactions de Jean-François Ponsot, Maître de conférences en économie, UPMF.

 

10 h 45 – 11 h : Pause.

 

11 h – 11 h 45 : Intervention de Jean-Marc Porte / réactions de J.-M. Porte.

 

11 h 45 – 12 h 30 : Intervention de Daniel Bougnoux / réactions de J.-M. Porte. 

 

12 h 30 – 14 h : Pause déjeuner

 

14 h – 14 h 30 : Reprise problématisée des conférences et préparation du débat, par Thierry Ménissier

 

14 h30 – 16 h : Débat général

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 13:46
 

 


Bibliographie de travail élaborée d'après les suggestions des intervenants :


  • Michel Aglietta et André Orléan,

    • La violence de la monnaie, PUF, 1984.

    • sous la dir., La monnaie souveraine, Odile Jacob, 1998.

    • La monnaie entre violence et confiance, Odile Jacob, 2002.

  • Georges Bataille, La Part maudite, Éditions de Minuit, 1967.

  • Joseph Beuys, Qu'est-ce que l'argent ?, L'arche.

  • Frédéric Bieth, Psychanalyse : un rêve de flambeur ?, in Revue Che Vuoi ?, numéro 24 : De l'argent, L'Harmattan, 2005.

  • Alain Caillé, Anthropologie du don. Le tiers paradigme, Bruxelles, Desclée de Brouwer, 2000.

  • J. Cartelier, La monnaie, Paris, Flammarion, 1995.

  • Marie Cuillerai, Le capitalisme vertueux. Mondialisation et confiance, Payot, 2002.

  • Bret Easton Ellis, American Psycho, Robert Laffont, 1991.

  • Sigmung Freud, L'homme aux rats, in Cinq Psychanalyses, PUF, 1972.

  • J.K. Galbraith, L’argent, Paris, Gallimard, 1975.

  • Maurice Godelier,

    • « “Monnaie de sel” et circulation des marchandises chez les Baruya de Nouvelle Guinée », in Horizon, trajets marxistes en anthropologie, Paris, Maspéro, 1973.

    • L’énigme du don, Paris, Fayard, 1996.

  • J.-J. Goux, Frivolité de la valeur. Essai sur l’imaginaire du capitalisme, Paris, Busson, 2000.

  • Marcel Hénaff, Le prix de la vérité : le don, l'argent, la philosophie, Paris, Le Seuil, 2002.

  • Albert Hisrchmann, Les passions et les intérêts. Justifications du capitalisme avant son apogée, trad. Paris, PUF, 1980.

  • Pierre Klossowski, La Monnaie vivante, Payot, Rivages Poche.

  • John Locke, Second traité du gouvernement civil [1689], trad. Paris, GF ou PUF.

  • Frédéric Lordon, L'intérêt souverain. Essai d'anthropologie économique spinoziste, Paris, La Découverte, 2006.

  • Crawford Brough Macpherson, La théorie politique de l'individualisme possessif, de Hobbes à Locke [], trad. Paris, Gallimard, Folio 2004.

  • Karl Marx, Le Capital, 1ère éd. 1867, trad. Paris, Editions Sociale, 1967.

  • Marcel Mauss, « Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques », 1ère éd. 1923-24, in Sociologie et anthropologie, Paris, P.U.F., 1950.

  • Pink Floyd, Money, dans album The Dark Side of the Moon, 1973.

  • L. Sagna, Monnaie et société. Une socio-anthropologie des pratiques monétaires, Paris, L’Harmattan, 2001.

  • Georges Simmel,

    • Philosophie de l'argent, Paris, PUF

    • L'argent dans la culture moderne, éds. MSH, Les presses de l'Université de Laval, 2006

  • Bruno Théret (dir.), La Monnaie dévoilée par ses crises, 2 volumes, éd. EHESS, 2007.

  • Paul Veyne, Le pain et le cirque. Sociologie historique d'un pluralisme politique, Paris, Le Seuil, « Points », 1976.

  • Max Weber, L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, trad. fr. Paris, Flammarion, 2000, 2ème édition 2001.

  • Revue Le portique n° 19, 1er semestre 07, dossier « Philosophies de l'argent »

  • Revue Medium, n°16-17, juillet-décembre 2008, dossier « L'argent maître ? ».
    http://www.regisdebray.com/content.php?pgid=medium&numero=16

  • Philosophie Magazine, n°23, octobre 2008, dossier « L'argent, totem ou tabou ? ».

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 12:16

 

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