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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 18:27

Après le succès des cours publics "Hannah Arendt" et "Philosophie et nazisme", la Société Alpine de Philosophie propose un 3ème cours public organisé en deux séances et sur le thème suivant :

 

"Le monothéisme"

 

Maison des associations, 2 rue Berthe de Boissieux, Grenoble

(entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles)

 

Description ci-dessous :

 

Cours public - Le monothéisme - Raphaëlle Le Pen
Cours public - Le monothéisme - Raphaëlle Le Pen
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 20:28

 

Après le succès du cours public sur Hannah Arendt, la Société Alpine de Philosophie propose un second cours public à partir de septembre prochain, sur le thème suivant :

 

"Philosophie et nazisme"

 

Maison des associations, 2 rue Berthe de Boissieux, Grenoble

(entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles)

 

 

Argument général

 

La situation présumée du nazisme aux antipodes de la philosophie fait croire que celle-ci aurait pu être épargnée, continuer imperturbablement sa route, et faire l’économie de son examen de conscience. Il n’en est rien. Compromise avant et pendant les douze ans du troisième Reich, la philosophie est sommée de se demander si elle a su tirer les conséquences de l’épisode. Rien n’est moins sûr.

On se propose donc d’examiner systématiquement en aval de la parenthèse nazie, l’impact du national socialisme sur la philosophie, telle qu’elle s’est prononcée, ou telle qu’elle ne l’a pas fait. Cinq étapes seront nécessaires.

 

Première séance : Nazisme et philosophie morale. Mercredi 10 septembre - 19h

 

Les grands concepts éthiques sont-ils à reformuler ? Une fois échappé au piège du moralisme, après s’être recalé sur ce que pourrait être un bon usage du blâme, on se demandera si l’appui des doctrines classiques du mal est suffisant, y compris après les mises au jour de Hannah Arendt. Que doit s’interdire une éthique post nazie ? Doit-on prendre appui sur des concepts nouveaux et quels peuvent ils être ?

 

Deuxième séance : Nazisme et philosophie de la particularité. Lundi 29 septembre - 19h

 

Au croisement entre la métaphysique la plus pure, qui examine le statut du « quelques »  et le travail sociologique, le nazisme pose la question de la particularité, affirmée avec force et - comme on verra -, non sans contradiction. Ce qui nous renvoie à la question de savoir si la philosophie sait traiter de la particularité – chacun voit que le problème est très actuel -, et si des solutions nouvelles sont à repérer, étant entendu que les grandes réponses de Hegel sont oubliées. Que répond la sociologie ? Qu’est ce qu’un peuple ? Comment gérer les rapports entre particularités ? N’est-ce pas un manque de savoir faire à ce niveau qui engendre la haine ?

 

Troisième séance : Nazisme et philosophie de l’histoire. Vendredi 7 novembre - 19h

 

On ne peut se contenter des incantations « plus jamais ça ! » ou « pratiquons le devoir de mémoire ! », dont on sait qu’ils sont inopérants. Mais on ne peut non plus sombres dans les « mythistoires » qui ont fait tant de ravages. Le nazisme contraint à reposer toutes les questions : quelle est la place de la contingence, ce dont on vient est-il en rapport avec ce où nous allons ?

On soutiendra, paradoxalement, mais dans un sillage comtien, que c’est rapportée à la sociologie que l’histoire trouve son intelligibilité.

 

Quatrième séance : La philosophie politique à l’épreuve du nazisme. Lundi 24 novembre - 19h

 

Pour cette séance qui pourrait nous occuper des mois durant, on mettra patiemment en question le passe partout incantatoire qu’est le totalitarisme, insuffisant à situer le nazisme dans la typologie des régimes politiques, et on s’interrogera sur la juste place du pouvoir. Faut il un pouvoir fort, dans quel jeu avec la démocratie souhaitée par tous, alors que partout règne sa caricature : l’ochlocratie ?

 

Cinquième séance : Nazisme et métapsychologie. Samedi 6 décembre - 14h

 

La psychanalyse n’est pas restée muette sur la question nazie, et ce de façon très différente à la première, la seconde et la troisième génération.

Si les « psychanalyses » de Hitler ou de Himmler laissent sceptiques, certains outils sont acérés pour faire comprendre le phénomène nazi : foule, identification à l’agresseur, passage à l’acte, autoritarisme, processus primaire… Mais c’est surtout dans une toute dernière actualité, qu’on tentera de montrer que les outils lacaniens ont aussi leur fécondité spécifique.

 

Présentation de l’enseignant :

 

Professeur agrégé de philosophie, ancien chargé de cours à l'université Pierre Mendès France, Pierre Cellier a travaillé une vingtaine d'années sur la question nazie. Il anime un site philosophique sur internet où figurent de nombreux articles. Éclectique, il a aussi travaillé sur le nominalisme, Plotin, les Stoïciens, Hegel et Lacan. Il soutient en tant que Vice-président la Société Alpine de Philosophie.

 

 

La Ballade de Léonore ou Les morts vont vite, Vernet, 1839

La Ballade de Léonore ou Les morts vont vite, Vernet, 1839

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 16:24
Nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de la cinquième séance du cours sur Hannah Arendt à l'adresse :
 
 
 
 
L'ensemble des podcasts de ce cours public sont ici :
 
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 08:10

Nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de la quatrième séance du cours sur Hannah Arendt à l'adresse :

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 07:22
Séance 5 : La condition politique ou la requalification du pouvoir de « commencer »

Office du tourisme de Grenoble, vendredi 14 juin 2013, à partir de 18 h 30

 

Cette dernière séance du cours consiste en une lecture des textes où Arendt se montre "engagée".

 

La notion d’engagement apparaît fondamentale pour toute la philosophie existentialiste : pour Arendt comme pour Sartre et pour bien d’autres, l’expérience de la liberté se joue dans la décision personnelle, laquelle transforme les événements, d’abord extérieurs à moi et sans signification particulière, en quasi destin. Si bien que l’engagement forge la subjectivité authentique tout en mettant à l’épreuve la capacité de responsabilité. Mais dans la pensée arendtienne il prend un sens particulier car grâce à lui ne se joue pas seulement l’apparition de la subjectivité libre : il réalise la faculté à créer un monde commun. L’engagement dans l’action a pour horizon la possibilité d’une société humaine au sens plein et entier du terme.

Or, il est remarquable que les textes où Arendt est engagée concernent ses prises de position publiques sur des questions sensibles, et où se joue sa participation en tant que citoyenne à la vie US. Le « journalisme philosophique » d’Arendt acquiert de ce fait un relief tout-à-fait particulier. Le contexte de ces prises de position est spécial : ségrégation raciale et lutte pour la reconnaissance des droits civiques, guerre du Viet Nam et manifestation de la raison d’Etat impérialiste, tentation de la « désobéissance civile » et de l’action violente de la part des militants de la contre-culture. Ce contexte est de surcroît appréhendé par Arendt comme l’entrée en crise d’un modèle de vie politique dont elle reconnaissait pourtant le caractère exemplaire (ainsi qu’elle l’a expliqué dans son Essai sur la Révolution de 1963).

Philosophant à même l’événement, Arendt confère un sens nouveau à l’existentialisme : d’une part, la réalité de la condition politique se joue dans la capacité à « commencer » ; de l’autre, le contexte de troubles sociaux fait bouger les lignes idéologiques et déconcerte les esprits, mais il est propice à l’exercice renouvelé de la faculté de juger.

Lecture par Gilbert Dombrowsky d’un choix de textes extraits de :

  • « Réflexions sur Little Rock » (1959) in Responsabilité et jugement
  • « Vérité et politique » (1968) in La Crise de la culture
  • Crises of the Republic, 1972 : le dernier ouvrage publié par Arendt, trad. fr. Du Mensonge à la violence. Essais de politique contemporaine.

 

« Liberté et événement : la source de la liberté, qui s'exprime par la spontanéité – pouvoir commencer une série à partir de soi-même –, est l'événement. C'est lui qui procure pour ainsi dire à la liberté le matériau à partir duquel seulement la spontanéité peut s'enflammer. C'est seulement dans l'événement lui-même, et à vrai dire indépendamment de toutes les considérations prévisibles, que se prennent les rares décisions fondamentales dont je sais qu'elles étaient libres, du fait que je ne peux pas les révoquer. Il n'est pas vrai que tout dans la vie soit irrévocable ; la plupart des choses sont révocables, peuvent être réparées, et ce précisément du fait que qu'on n'en a pas décidé librement mais sous la force de contraintes intérieures ou de circonstances extérieures. En les invoquant, on s'excuse également d'abroger, à juste titre, les décisions. On reconnaît la liberté au caractère irrévocable d'une décision prise. »

Hannah Arendt, Journal de pensée, 1950-1973, trad. S. Courtine-Denamy, Paris, Le Seuil, 2005, Cahier IV (juin 1951), § 18, volume I, p. 112-113

 

Cours public sur Hannah Arendt : 5ème séance
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:54

Attention ! Le 4ème cours public sur Hannah Arendt aura lieu à l'Auditorium du musée de Grenoble, vendredi 24 mai à 18h30

Séance 4 : Le travail, l'œuvre et l'action, postures de référence de la réalité humaine

Cette quatrième séance est centrée sur le traité philosophique qu’Arendt a consacré à la compréhension de l’humain à travers ses activités de référence. Condition de l’homme moderne, véritable chef d’œuvre de la philosophie pratique d’Arendt, se donne en effet pour ambition de répondre à Être et temps de Heidegger en dépeignant la condition humaine dans sa réalité concrète. L’auteure poursuit et développe la critique de la philosophie moderne qu’elle a esquissée dans Les Origines du totalitarisme et dans La Crise de la culture, en mettant en lumière l’importance de la « vita activa », et en repensant la hiérarchie des activités de référence.

Activités à la fois communes et fondamentales, le travail, l’œuvre et l’action constituent des modes d’être qui dévoilent la réalité humaine. Mais seul le dernier fournit aux humains le moyen d’affirmer leur spécificité, c’est-à-dire leur dignité et leur liberté. En contestant à la fois le libéralisme et le marxisme (car ils ont centré l’anthropologie sur l’activité de travail), Arendt propose une vision de la réalité humaine qui apparaît séduisante aujourd’hui pour nos sociétés où, compte tenu de la centralité de l’emploi salarié, la crise économique ébranle les fondements sociaux.

Mais en quoi le concept arendtien d’« action » nous rend-il véritablement actifs ? Même si cela apparaît aujourd’hui nécessaire et urgent, est-il possible de penser un modèle de civilisation d’après le travail ? Que signifie de revenir à Aristote (et aux Grecs) contre Adam Smith et Marx (et les modernes) ? Comment réorganiser l’organisation sociale à partir du temps enfin libéré de l’activité laborieuse ?

Lectures des textes de Hannah Arendt par Gilbert DOMBROWSKY, Compagnie Bel Ami

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 16:15

Nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de la troisième séance du cours sur Hannah Arendt à l'adresse :

 

 

http://podcast.grenet.fr/episode/cycle-hannah-arendt-3-la-decouverte-de-la-breche-entre-les-anciens-et-les-modernes/

 


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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 07:40

Attention ! Le 3ème cours public sur Hannah Arendt aura lieu à l'Auditorium de l'Office du Tourisme de Grenoble

 

Une seconde salle est prévue avec retransmission vidéo afin de pouvoir accueillir les personnes ne trouvant pas de place dans la première (Salle de Lecture de la Bibliothèque Municipale du centre ville de Grenoble à côté de l'Auditorium de l'Office du tourisme de Grenoble)

 

Vendredi 15 mars à 18h30

 

 

La 3ème séance du cours de Thierry MENISSIER sur Hannah Arendt portera sur

 

« La découverte de la « brèche » entre les Anciens et les Modernes et la triple crise de l’autorité, de l’éducation et

de la culture. »

 

 

Gilbert Dombrowsky de la Compagnie Bel Ami (http://compagnie-bel-ami.fr) et adhérent de la SAP lira des textes d'Hannah Arendt issus de l'ouvrage "La crise de la culture".

 

 

 

Cette séance de cours sera consacrée à l'analyse de l'ouvrage d'Arendt consacré  à "la crise de la culture", dans lequel la philosophe examine la situation contemporaine en regard de la faillite des modèles anciens et modernes touchant l'autorité, l'éducation, la culture, la liberté ou encore le rapport entre la vérité et la société.

 

Le titre original de cet ouvrage étant "Between Past and Future", la question qu'il est pose est : comment reconstituer un monde vivable pour l'humanité alors que la "brèche entre le passé et le futur" semble désormais impossible à refermer ? 

 

« Une crise nous force à revenir aux questions elles-mêmes et requiert de nous des réponses, nouvelles ou anciennes, mais en tout cas des jugements directs. Une crise ne devient catastrophique que si nous y répondons par des idées toutes faites, c’est-à-dire par des préjugés. Non seulement une telle attitude rend la crise plus aiguë mais encore elle nous fait passer à côté de cette expérience de la réalité et de cette occasion de réfléchir qu’elle fournit ». Hannah Arendt, La Crise de la culture, chapitre 5 : "La crise de l'éducation".

 


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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 14:30

Nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de la seconde séance du cours sur Hannah Arendt à l'adresse :

 

http://podcast.grenet.fr/episode/hannah-arendt-2-la-theorisation-du-phenomene-totalitaire-et-la-remise-en-question-de-la-modernite/

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 06:26

Musee-gre.jpg

(Musée des Beaux-arts et des Antiquités de Grenoble)

 

 

La 2° séance du cours de Thierry Ménissier sur Hannah Arendt portera sur  

 

 

"La théorisation du phénomène totalitaire et la remise en question de la modernité"

 

 

Lors de la séance, afin de contribuer à rendre plus proche la pensée d'Arendt, Gilbert Dombrowsky, comédien de la Compagnie Bel Ami, lira des passages des ouvrages Les Origines du totalitarisme et La Nature du totalitarisme.

 

 

 

Vendredi 15/02/2013

Auditorium du Musée de Grenoble

Place Lavalette

18 h 30 - 20 h 30

 

Entrée libre, dans la limite des places disponibles


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